À la barre pour le vivant

La newsletter juridique !

À la barre pour le vivant
2 min ⋅ 10/03/2026

Bonjour à tous et à toutes,

Nouvelle newsletter, nouveau format ! Plus courte, plus ciblée ! On fait le point sur la répression en février et on revient sur un procès au verdict particulièrement sévère : découvrez les détails d’une audience où militant·es et agro-industrie s’opposaient … le monde tourne bien à l’envers puisque l’agro-industrie a été considérée comme victime et les militant·es condamné·es à payer aux entreprises des sommes astronomiques de dommages et intérêts.

Bonne lecture 💫

en février, sur les 3 décisions rendues que nous avons recensées, on dénombre :

Aujourd’hui, on vous emmène en immersion d’un procès qui s’est déroulé à Lorient où militant·es et agro-industrie s’opposaient …

L’action :

L’action s’est déroulée le 19 mars 2022. Pour dénoncer les ravages sanitaires et environnementaux de l'agro-industrie, des militant·es du collectif Bretagne contre les fermes-usines arrêtent un train de céréales destiné à l’alimentation animale et vident une partie de la cargaison sur les voies. Si personne n'est interpellé sur place, les Renseignements identifient plus tard 5 personnes qui vont se faire perquisitionner. Par solidarité, 15 autres militant⋅es s’auto-dénoncent alors pour porter collectivement la responsabilité de l’action. La justice décide d’en poursuivre 7 d’entre eux, portant le nombre de prévenu·es à 12.

L’audience :

L'audience a eu lieu le 15 décembre 2025 et a duré près de 12 heures, dans une salle comble. Chose inhabituelle : les prévenu·es ont refusé de répondre aux questions qui leur étaient posées et ont à la place utilisé tout leur temps de parole pour défendre un plaidoyer commun. Santé publique, effondrement de la biodiversité, disparition des paysan⋅nes, cancers liés aux pesticides et échec des politiques publiques étaient donc au cœur de leurs revendications. Ce n’était plus le procès d’individus, mais celui de l’agro-industrie.

Des réquisitions sévères :
Pourtant, cela n’a pas suffit, ni la plaidoirie des avocat⋅es qui défendaient l’”état de nécessité” des militant⋅es. La procureure a requis 3 à 6 mois de prison avec sursis pour les prévenu⋅es ...

Le verdict :

Le 11 février 2026 les juges ont condamné 7 des 12 prévenu·es à 5 000 € d’amende (dont une ferme) et, surtout, au versement de plus de 213 000 € de dommages et intérêts aux parties civiles : la SNCF, la FNSEA, Sanders et Le Gouessant. Ce montant hors norme témoigne du système répressif auquel font fasse les militant·es écologistes qui cherchent à taper au portefeuille : de telles sommes épuisent financièrement les collectifs et mettent directement en péril la pérennité de nos structures militantes.

Retrouvez les moments forts de l’audience au travers des superbes illustrations de @chloe.bqr :

On espère que ce nouveau format vous a plu et on vous donne rdv le mois prochain pour une nouvelle newsletter, cette fois ci, sur nos actualités !

Envie de vous engager à nos côtés ? Le MSDE recrute toujours des bénévoles, n’hésitez pas à nous écrire 🩵

Et si vous n’avez pas de temps pour nous rejoindre, votre soutien reste précieux : vous pouvez nous aider en faisant un don.

L’équipe du MSDE

...

À la barre pour le vivant

Par MSDE association

Chez MSDE, nous suivons et analysons les poursuites judiciaires des militant⸱es environnementalistes poursuivi·es pour avoir défendu le vivant.
 Nous légitimons leur combat et défendons leurs libertés fondamentales.

Notre mission est de renforcer collectivement la capacité de défense juridique des militant·es environnementalistes, ciblé·es pour leur engagement contre la destruction du vivant. En solidarité avec les luttes sociales, nous œuvrons à leur garantir une protection efficace face à la répression judiciaire.